Éclairage sur l’arrêt de la Cour de cassation du 7 octobre dernier

En clair et à retenir :

La Cour de cassation n’a pas statué sur le fond, n’a pas confirmé de culpabilité et n’a pas dit que la podologie équine était illégale.

Elle a cassé la décision précédente et renvoyé devant la Cour d’appel de Poitiers
Les motifs de cette cassation sont les suivants :


« (…) l’exigence d’une qualification professionnelle pour exécuter le parage, qui est un acte de soin, est justifiée par l’objectif d’intérêt général que constitue le maintien de la santé des animaux. » Cass.Crim. 7 octobre 2025, pourvoi 28-86.573.

Salon Maître Valat, avocat de l’UPPE : « il découle de cet arrêt que le podologue équin doit être titulaire d’un diplôme de maréchal-ferrant soit d’un diplôme sui generis de podologue équin qu’il reste à faire reconnaître. »

L’UPPE ne défend pas un acte qui ne nécessiterait pas de formation particulière, bien au contraire. La podologie équine exige un savoir-faire d’une haute technicité. C’est un acte de soin qui requiert des connaissances pointues, techniques et scientifiques sur la physiologie du doigt du cheval et ses interactions avec son environnement.

Elle est donc en accord sur ce qui a été dit par la Cour de cassation le 7 octobre 2025 et se bat depuis des années pour encadrer la profession de podologue équin.


Les adhérents de l’UPPE ont tous suivi des formations sérieuses, longues et spécifiques (qui dispensent des apprentissages théoriques et une pratique encadrée) et ils s’astreignent à une formation continue. Il est à noter que la podologie équine a été créée et développée au fil des ans par des maréchaux-ferrants.

L’UPPE rappelle que ses adhérents ont bien souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle pour leur activité de podologue équin et qu’ils s’acquittent, bien entendu, de leurs cotisations comme tous les entrepreneur

Par conséquent, L’UPPE demande la reconnaissance de la podologie équine et l’ajout des Podologues Équins sur l’article L243-3 du code rural au même titre que les maréchaux-ferrants et les pareurs bovins et ce, au nom de la liberté d’entreprendre, du principe de proportionnalité au sein des branches professionnelles et de la nécessité du maintien du bien-être des équidés.

L’UPPE rejoint donc les revendications des maréchaux-ferrants au sujet de la régulation de l’activité afin d’éviter les dérives et les professionnels non qualifiés sur le terrain, pour protéger les équidés et garantir des prises en charge de qualité.

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